Le poids des mensonges  Lien Facebook

Résumé

Luisa a tout pour être heureuse : elle vit avec Mathieu, l’homme qu’elle aime, et Arthur, 6 ans, le fils que Mathieu a eu avec Émilie, décédée quelques années plus tôt dans un accident. Mais Arthur, qu’elle élève comme son propre enfant, disparaît brusquement de l’école et personne ne revendique l’enlèvement. Les mensonges sur lesquels la jeune femme a bâti son couple refont alors surface. Soupçonnée par Mathieu et par la police, Luisa se débat pour prouver son innocence tandis que le piège se referme sur elle.

 

Fiche technique

GenreThriller Durée90'
RéalisationSerge MEYNARD ScénarioElsa MARPEAU, d'après le roman de Patricia MACDONALD
Musique originaleChristophe MAREJANO ProductionLa Boîte à Images - Mathilde MUFFANG / France Télévisions
DiffuseurFrance 2, RTS, 13ème Rue, TV5MONDE Distributeur internationalFilm & Picture
CastingSara MARTINS (Luisa Castelli), Thierry GODARD (Mathieu Ricoeur), Anne SUAREZ (Sophie Colbert), Michèle MORETTI (Marthe Ricoeur), Christian RAUTH (Philippe Berger)
Équipe techniqueDirecteur de la photographie : Dominique BOUILLERET
Cadreur : Alexis DUFLOS
Chef opérateur du son : Michel FINEZ
Chef monteuse : Caroline DESCAMPS
Directrices de casting : Frédérique AMAND et Christine DUQUESNE
Chefs décorateurs : José FROMENT et Sylvie MONBEL
Chef costumière : Marie JAGOU
Directeurs de production : Laurent RIGAUT et Olivier GARABEDIAN

Distinctions

Extraits

You are missing some Flash content that should appear here! Perhaps your browser cannot display it, or maybe it did not initialize correctly.

You are missing some Flash content that should appear here! Perhaps your browser cannot display it, or maybe it did not initialize correctly.

You are missing some Flash content that should appear here! Perhaps your browser cannot display it, or maybe it did not initialize correctly.

Revue de presse

"Classique et honnête, ce polar se regarde sans déplaisir pour son intrigue bien ficelée, la mine cafardeuse de l'excellent Thierry Godard devant sa bouteille de whisky et la mise en scène sans chichi de son réalisateur."

L'EXPRESS  -  07 / 12 / 2017

"Le Poids des mensonges parvient à s'intensifier, au fur et à mesure que le caractère des personnages se précise et que la mise en scène prend du relief."

LE MONDE  -  08 / 12 / 2017

"Sara Martins, tour à tour mystérieuse ou battante, s'avère plutot convaincante au fil de sa quête, comme Thierry Godard, toujours attachant."

LE PARISIEN / AUJOURD'HUI EN FRANCE  -  08 / 12 / 2017

"L'action se poursuit cependant sous de meilleurs auspices, pour nous régaler dans un final fort et inattendu. Un téléfilm français à la mode britannique."

SUD OUEST  -  08 / 12 / 2017

"Ce téléfilm mêle habilement étude pyschologique des personnages et enquête policière. Sara Martins, coutumière des rôles de flics, montre une nouvelle facette de son talent en jouant, pour une fois, les prévenus. Face à elle, Thierry Godard et Christian Rauth son excellents."

TELE 7 JOURS  -  02 / 12 / 2017

"Adapté d'un roman de Patricia MacDonald, le téléfilm ménage habilement le suspense et bénéficie de l'interprétation convaincante de Sara Martins et Thierry Godard."

TELE LOISIRS  -  02 / 12 / 2017

Une excellente adaptation de Patricia MacDonald, la reine du polar psychologique. Pas étonnant donc que ce téléfilm ait obtenu le Grand Prix 2017 du film francophone de télévision au festival Polar de Cognac.

TELE MAGAZINE  -  02 / 12 / 2017

"Un polar rondement mené."

TELE STAR  -  02 / 12 / 2017

"Une enquête originale, parfaitement interprétée par Sara Martins et Thierry Godard."

TELE Z  -  02 / 12 / 2017

"Seule contre tous, Sara Martins est émouvante dans une affaire prenante de bout en bout."

TV GRANDES CHAINES  -  02 / 12 / 2017

"Un très bon suspense adapté d'un polar de Patricia MacDonald par Elsa Marpeau, à qui on doit de nombreux épisodes de Capitaine Marleau. La fiction repose aussi sur l'interprétation très sensible de Sara Martins d'abord accusée, puis accusatrice."

TV MAGAZINE  -  03 / 12 / 2017

Note d'intention de la productrice

Forte de mon expérience précédente avec J’ai épousé un inconnu en 2015, je me suis penchée sur d’autres romans de Patricia MacDonald et j’ai retrouvé dans Le poids des mensonges ce talent propre à la romancière qui aborde avec habileté, derrière une solide intrigue policière, des thèmes liés à l’intime dans notre société.

Au-delà de l’enlèvement d’un enfant, l’un des principaux thèmes abordés ici est évidemment d’abord celui du mensonge et du refoulé qui circulent entre tous les personnages : entre Luisa et son mari Mathieu d’abord ; mais aussi entre Mathieu et son beau-frère ; entre Tom le neveu de Mathieu et les adultes ; ou encore entre les grands-parents de Arthur…

Mais Le poids des mensonges traite aussi et surtout de la place du beau-parent dans la famille, plus particulièrement auprès d’un enfant qui n’est pas le sien, mais qu’il élève et dont il partage le quotidien. Thème mineur en apparence, mais pourtant pertinent dans nos sociétés traversées par le divorce et les séparations.

Car Luisa est perçue au départ comme une belle-mère attentionnée, mais dès que son beau-fils disparaît, son statut est peu à peu revisité et son rôle auprès de l’enfant remis en cause, pour apparaître bientôt comme la principale suspecte de cet enlèvement. Comme si le fait de n’être, au moment du drame, "que" la belle-mère, et non la mère biologique, la rendait au mieux incompétente, sinon coupable du pire.

Le poids des mensonges interroge ainsi notre représentation de la légitimité parentale alors que la filiation et l’éducation sont actuellement revisitées par l’abondance des familles recomposées, l’adoption, ou la procréation médicalement assistée...

J’ai retrouvé avec plaisir Elsa Marpeau et Serge Meynard, pour avoir déjà travaillé avec eux sur l’adaptation télévisuelle de J’ai épousé un inconnu. Son talent de romancière, qui donne à Elsa une véritable force dans son travail de scénariste, et la complicité artistique établie avec Serge depuis plusieurs films m’ont permis d’aborder la production du Poids des mensonges avec confiance.

Note d'intention du réalisateur

Une affaire d’organes…

Le thriller me semble être le type de narration le mieux adapté à la fiction télévisuelle. C’est pourquoi, une fois de plus, la perspective d’une mise en scène d’un film à suspense réactive en moi une forme de créativité nourrie d’images singulières, et de références plus ou moins conscientes.Explorer des intrigues en forme de puzzle oblige le spectateur à s’impliquer pour suivre, et il n’est rien d’aussi excitant pour un réalisateur que de construire une structure qui pousse le cerveau de sa victime consentante à retarder le moment où il pourra se rendre disponible… Il n’est rien de plus excitant que de se perdre dans un univers de mystère.

Ombres et Mouvements

Il ne faut pas croire tout ce que l’on voit. Aujourd’hui, davantage encore qu’hier, les images trompent, les images dissimulent. Qui se cache derrière l’ombre ? La question est posée et suffit à elle seule à créer l’angoisse. Suggérer que l’ombre pourrait bien recéler quelques dangers, oblige le spectateur à garder les yeux grands ouverts. De Murnau à David Lynch, ces nobles inspirations ont dicté le choix des décors, de la lumière et de la mise en scène pour ce film. Une lumière aussi perverse que les caractères qu’elle éclaire… Une caméra aussi sensuelle que les personnages et les œuvres qu’elle capte… Une chorégraphie parfois aussi anxieuse que les martyrs qu’elle met en scène… De Dostoïevski à Michael Connelly, d’Eugène Sue aux Sopranos… le suspense demeure le genre que le spectateur de télévision plébiscite et plébiscitera toujours !

Le thriller est le genre suprême !

Note d'intention du scénariste

"Le poids des mensonges" est un thriller familial et intime. Patricia McDonald favorise l’action et les retournements uniquement lorsqu’ils se fondent sur des ressorts intérieurs, psychologiques. Et c’est pourquoi ce livre nous touche autant. Il retrace des trajectoires humaines au cœur de la famille, dans le domaine affectif, où justement le danger apparaît le plus intolérable et où l’empathie avec le lecteur/spectateur est la plus forte. Luisa n’est pas une héroïne, c’est une femme normale prise dans une tourmente inattendue, qui la dépasse – bref, Luisa, c’est nous. Cette universalité des thèmes et des enjeux du roman permet une transposition aisée à la France parce qu’ils jouent sur des ressorts humains, et de proximité. Les personnages sont identifiants et très attachants, surtout Luisa, en figure de belle-mère, femme et épouse.

Crédits photos

Jean-Philippe Baltel / La Boîte à Images / France Télévisions