LA BONNE CONDUITE

Crédits photos © Christine Tamalet - La Boîte à Images / Arte

Résumé

Pierre, militaire au caractère bien trempé, retourne dans la cité de son enfance, pour s’occuper de l’auto-école de son père mourant. Depuis son départ, les choses ont bien changé et la façon d’enseigner est très différente…
Après un premier contact « rugueux », Pierre va devoir s’adapter, abandonner ses préjugés et bouleverser sa vie.

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Fiche technique

GENRE

Comédie sociale

DURÉE

95 minutes

RÉALISATION

Arnaud BÉDOUET

SCÉNARIO

Arnaud BÉDOUET

PRODUCTION

La Boîte à Images – Mathilde MUFFANG
ARTE
Pictanovo

MUSIQUE ORIGINALE

Philippe MILLER

CASTING

Alban LENOIR (Pierre)
Olivier SALADIN (Félix)
Nailia HARZOUNE (Yasmina)
Aïmen DERRIACHI (Rachid)
Tata MILOUDA (Yaguël)
Jisca KALVANDA (Mata)
Riadh BELAÏCHE (Nasser)
Amar BOURENNANI (Youssouf)
avec la participation d’André WILMS (Serge)

DISTRIBUTEUR INTERNATIONAL

Film & Picture

ANNÉE DE PRODUCTION

2021

DIFFUSEURS

ARTE, TV5MONDE

ÉQUIPE TECHNIQUE

Directeur de la photographie / cadreur : Marc ROMANI
Chefs opérateurs du son : Xavier GRIETTE et Michel FINEZ
Cheffe monteuse : Isabelle DEDIEU
Directrices de casting : Tatiana VIALLE et Christine DUQUESNE
Chef décorateur : Jimmy VANSTEENKISTE
Cheffe costumière : Marie LE GARREC
Directeurs de production : Emmanuel ELI et Laurent RIGAUT

Extraits

Extrait 1

Extrait 2

Extrait 3

Extrait 4

Revue de presse

Avec pour décor une cité de la banlieue lilloise et un casting exceptionnel, cette fiction balaie en une seule fois, beaucoup de clichés.

TÉLÉ 7 JOURS

11/12/2021

Arnaud Bédouet réunit avec tendresse un petit monde en mosaïque, contraint de livrer bataille pour prendre la main sur son destin.

TÉLÉ POCHE

11/12/2021

Olivier Saladin est irrésistible dans le rôle du moniteur de conduite. Un téléfilm tendre qui ose aborder des thèmes de société brûlants.

TÉLÉ Z

11/12/2021

Téléfilm « feel good » qui prend à rebours les clichés sur la banlieue, La Bonne Conduite réussit son examen haut la main grâce à une distribution épatante… Émouvant et drôle !

TÉLÉ MAGAZINE

11/12/2021

Cette touchante et jolie fiction, loin des clichés sur la banlieue, propose une belle galerie de personnages avec des acteurs investis et une réalisation simple et efficace.

TÉLÉ CÂBLE SAT

11/12/2021

Un amusant choc des cultures, porté par des acteurs attachants.

TÉLÉ LOISIRS

11/12/2021

Emmenés par Alban Lenoir, les interprètes de cette Bonne Conduite, connus ou prometteurs, touchent par la sincérité et la palette de leur jeu. Une fiction télé qui fait du bien.

PÉLERIN

9/12/2021

Au-delà de la trajectoire personnelle de Pierre, le réalisateur dresse un portrait amusant et décalé de la banlieue. (…) Le téléspectateur assiste à un défilé de personnages très différents et très attachants.

LA VIE

11/12/2021

Arnaud Bédouet offre une réelle vision optimiste des quartiers, avec leurs diversités, tout en jouant sur les clichés, pour proposer un film complice et chaleureux.

TV MAG

12/12/2021

Alban Lenoir confirme dans ce téléfilm tous les espoirs placés dans son rare mélange de virilité et d’humour. (…) Un récit qui fait du bien et tord au passage quelques clichés sur la banlieue, tout en rappelant l’importance cruciale du permis de conduire pour ses habitants.

LE JOURNAL DU DIMANCHE

12/12/2021

(…) on passe un très bon moment à bord de cette auto-école foutraque, aux murs décorés d’affiches de campagne d’Arlette Laguiller. Orchestré par le réalisateur Arnaud Bédouet, le défilé des élèves de tous âges donne lieu à des scènes tour à tour cocasses et touchantes, où se succèdent une ribambelle de comédiens d’une grande spontanéité.

LA CROIX

17/12/2021

Il est question de dépassement de soi-même – c’est l’un des enjeu de cette formidable fiction, portée par de magnifiques personnages. (…) Avec La Bonne Conduite, Arnaud Bédouet orchestre une réjouissante comédie humaine qui puise à l’énergie de ces jeunes issus de l’immigration, à la générosité de ces habitants de quartier populaire qui va droit au cœur.

DNA

17/12/2021

Alban Lenoir excelle dans un film dont la promesse était de se rapprocher de la comédie anglaise sociale. Parole respectée : l’humour, l’émotion et la tendresse sont au rendez-vous, sans les clichés.

LA PROVENCE

17/12/2021

Et si la « bonne conduite », c’était de faire un pas vers l’autre ?

L'HUMANITÉ

17/12/2021

« Coup de cœur » : Permis d’émouvoir.

TÉLÉ STAR

11/12/2021

Une comédie d’Arnaud Bédouet, loin des idées reçues.

L'HUMANITÉ DIMANCHE

9/12/2021

Note du Réalisateur

Bien souvent, on ne connaît la cité que par le prisme d’un caléidoscope qui nous fait voir :
– un reportage sommaire essayant de comprendre qui, du scooter ou de la police, roulait en sens inverse ;
– un portrait flouté d’un dealer ;
– une caméra embarquée dans un véhicule de la BAC à la poursuite du dealer ;
– la glose d’un sociologue des quartiers ;
– un journaliste survolté sur fond d’incendie de voiture ;
– un témoignage excédé d’un habitant vu de dos, la voix trafiquée ;
– un haut fonctionnaire venu remettre à Matignon son rapport sur les quartiers sensibles ;
– un film comique dont le héros caricature à lui seul la sociologie de la cité.

Un caléidoscope qui se nourrit autant du cliché que de la réalité, autant de la souffrance que du voyeurisme. A la fin on ne sait rien, cet univers reste figé dans une fantasmagorie qui arrange tout le monde et qui peut appuyer n’importe quel argumentaire, qu’il soit réactionnaire ou progressiste.

C’est à partir de ce constat, qu’est né mon désir d’écrire une comédie sociale ayant pour cadre unique une cité de banlieue et pour personnage principal un enfant de celle-ci qui, après l’avoir quittée, est contraint d’y retourner 20 ans plus tard.

Je souhaite raconter comment une complexité sociale et culturelle qu’il redécouvre peut influencer le parcours intime d’un homme figé dans ses convictions. L’influencer au point de bouleverser ses principes et remettre en cause ce qui le constitue. En nous identifiant à cette révolution, en faisant de son regard notre regard, de ses émotions nos émotions, nous pouvons appréhender d’une manière plus personnelle et humaine cette cité si mal définie et échapper, grâce à l’humour, à une exégèse démonstrative.

Il ne s’agit pas d’un documentaire mais bien d’une fiction qui assume certains stéréotypes pour mieux en montrer la complexité. Prouver qu’un ghetto social peut paradoxalement être un creuset à la créativité, à la fraternité, à l’ambition…

Le bouillonnement de la cité sera le contrepoint de l’intimité de Pierre. Sa stratégie de fuite, élaborée depuis des années, est mise à mal par la maladie de son père. Il doit désormais affronter le déni sur lequel il s’est construit : son passé, sa relation conflictuelle à son père, l’abandon de son fils, sa solitude affective…

Arnaud Bédouet

Note de la Productrice

La genèse de La bonne conduite remonte à quelques années, lorsqu’Arnaud Bédouet et moi avons visionné, au Prix Europa, un documentaire de la BBC « Muslim driving school » qui raconte les leçons de conduite réservées aux musulmans dans une banlieue anglaise. Au-delà de la curiosité initiale pour cette école qui revendique un tel communautarisme, nous avons été séduits par le tonus et la diversité des personnages et par l’incroyable drôlerie des situations. Nous avons vu le remarquable potentiel dramaturgique qui existe dans une auto-école, véritable condensé de vie, et c’est ainsi que La bonne conduite a commencé à germer dans la tête d’Arnaud…

L’idée est de se servir du caractère formidablement universel de l’auto-école pour parler de notre société. Tout le monde ou presque passe par l’auto-école, quels que soient le sexe, l’âge, l’appartenance sociale, géographique, religieuse, politique, etc. Au-delà des aventures humaines engendrées par les leçons de conduite, La bonne conduite parle de notre société contemporaine, de la banlieue et de l’intégration en évitant les clichés. Les personnages priment sur le message, les postures et les archétypes. À l’instar des comédies sociales anglaises, La bonne conduite navigue entre comédie et réalisme, n’hésitant pas à juxtaposer, comme dans la vie, des moments franchement cocasses et d’autres plus dramatiques.

Mathilde Muffang

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