Famille décomposée  Lien Facebook

Résumé

Les Lubac menaient une existence tranquille et privilégiée jusqu’à ce que Léo, père de famille plutôt mou et immature, ne porte injustement le chapeau dans une affaire de délits d’initiés... A sa sortie de prison, 8 mois plus tard, la famille est au bord du gouffre, financièrement, socialement et psychologiquement ! Il faut dire que les Lubac n’ont jamais été très armés pour faire face aux difficultés et surtout pas à la nouvelle tuile qui va leur tomber dessus : Michaël Balducci, l’ancien codétenu de Léo, débarque chez eux avec la ferme intention de s’incruster…

Fiche technique

GenreComédie Durée90'
RéalisationClaude D’ANNA ScénarioClaude d’ANNA et Laure BONIN
Musique originaleMusique originale François BERNHEIM – Arrangements Thierry DENEUVILLE ProductionLa Boîte à Images - Mathilde MUFFANG
DiffuseurFrance 3, TV5MONDE Distributeur internationalFilm & Picture
CastingJulie GAYET (Doris), Bruno SALOMONE (Léo), Christophe GUYBET (Balducci), Bruno DUPUIS (Serge), Bertille CHABERT (Grâce), Hugo FERREUX (Cédric), Marianne GROVES (Peggy Perrigaud), avec la participation de Ginette GARCIN (Noisette) et de Michel DUCHAUSSOY (Commandant Psy),
Équipe techniqueDirecteur de la photographie : Dominique BRABANT
Cadreur : Florence MONIQUET
Chef opérateur du son : Éric MASSON
Chef monteur : Florence COVAREL
Directrice de casting : Marie-Christine LAFOSSE
Chef décorateur : Paul MERCIECA
Chef costumière : Brigitte FAUR-PERDIGOU
Directeurs de production : Olivier ROELENS et Didier LANGLADE

Distinctions

Sélectionné en compétition officielle au FESTIVAL DE LUCHON 2010

Extraits

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Revue de presse

« Cette comédie de Claude d’Anna séduit par son ton ironique, ses réparties pleines de fantaisie »

LA VIE  -  11 / 03 / 2010

« Le scénario (…) fait sombrer la petite tribu bon teint des Lubac dans le politiquement incorrect, avec une jouissance non dissimulée. Et c’est là, outre les dialogues et les acteurs qui font mouche, que repose le ressort comique de ce téléfilm fort plaisant. »

LE MONDE TV & RADIO  -  15 / 03 / 2010

« Ce téléfilm bien écrit, rythmé, se regarde avec plaisir. Il faut dire que l’interprétation, entre le charme racé de Julie Gayet, la justesse de Christophe Guybet, le visage plein de tendresse de Ginette Garcin ou la beauferie de Michel Duchaussoy, est aux petits oignons »

LE NOUVEL OBS TELE  -  13 / 03 / 2010

« Une comédie familiale bon enfant qui mise sur les situations exacerbées et les personnages caricaturaux. Dans cette bande de pieds nickelés, on retiendra surtout la prestation de la merveilleuse Ginette Garcin, inénarrable Noisette »

TELE 7 JOURS  -  13 / 03 / 2010

« Des comédiens débridés, qui rebondissent allègrement sur la trame de cette comédie attachante, grâce à un chassé-croisé de répliques percutantes »

TELE POCHE  -  13 / 03 / 2010

Note d'intention de la productrice

Sans autre ambition que de nous divertir, Famille décomposée se penche sur cette drôle de chose qu’est la cellule familiale, qui fonctionne – ou dysfonctionne – encore malgré les difficultés, les frustrations et les incompatibilités, et qui surtout, paradoxalement, reste préférable à l’absence totale de famille. Famille décomposée raconte comment une famille, pourtant au bout du rouleau entre un père laminé, une mère débordée, une adolescente juste adolescente, un gamin manipulateur et un oncle suicidaire, est capable d’organiser sa survie –pourtant pas forcément souhaitable, serions-nous tentés de penser – lorsque elle est menacée. Car l’intrus qui y pénètre et cherche à s’y installer comme le coucou, quitte à la faire imploser, va justement permettre à cette Famille décomposée de se reconstruire, comme s’il n’avait d’autre fonction que de la révéler à elle-même et de lui permettre de nouer ou de renouer les liens en apparence disparus. A travers cette Famille décomposée, juste un peu plus névrosée et un peu plus bancale que les nôtres, c’est donc nous-mêmes que nous observons avec cocasserie, entre tendresse et cruauté.

Note d'intention du réalisateur

La famille est une curieuse construction, nous sommes tous d’accord là-dessus. Comme l’a dit Churchill à propos de la démocratie « c’est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres ». Répond-elle à une nécessité biologique ou sociale ? Mystère. Les philosophes se sont vigoureusement empoignés sur le sujet sans jamais fournir une réponse convaincante et définitive. La principale fonction de la famille serait, semble-t-il de socialiser l’individu fraîchement débarqué. En général, pendant les premières secondes qui suivent le big-bang de la naissance, tout se passe au mieux : état fusionnel et confusionnel, moi c’est toi et toi c’est moi, tu es ma chair et je suis la tienne. On ne se pose pas de question. Ça baigne. Mais très vite ça se gâte : tiens, par exemple, ce sein auquel tu aspires et que tu aspires, n’est pas à toi, mais à moi. Prends ça dans la gueule ! Première déconvenue qui sera suivie par beaucoup d’autres. En quelques mois le nouveau-venu va apprendre une très très mauvaise nouvelle : il est lui ! C'est-à-dire une petite enveloppe de souffrances et de frustrations, manipulée, froissée, parfois livrée à elle-même. Cette tragédie de l’insupportable découverte de soi, se déroule sur une scène : la famille. Une chose terrible est apparue qui est venu insidieusement remplacer l’innocence de l’amour : la LOI. La loi du pot, du berceau solitaire, de la marche forcée, des nuits sans câlin (ou pire, car à mauvaise mère, mauvaises lois). Une seule issue alors : tourner cette foutue loi. Derrière le législatif se cache l’exécutif dont il faut venir à bout par tous les moyens. Prendre le pouvoir pour mettre fin à l’intolérable abus de pouvoir ! Tous les moyens sont bons : séduction, intrigues, putsch militaire. C’est un drame shakespearien qui se joue. Qui est responsable de cette fuite d’amour ? Qui a mis de la loi, là où j’attendais de l’affection ? Et il y a pire bien sûr, il y a toujours pire : c’est lorsqu’on découvre (ou que simplement on s’imagine) que la loi n’est pas la même pour tout le monde. Pourquoi ma bourrique de sœur a-t-elle droit à un soutien-gorge sur la plage et pas moi ? Et ici nous sommes aux portes de l’enfer parce que personne ne veut se dénoncer, ni être responsable : le père rejette la faute sur la mère qui la rejette sur le frère aîné, sur la sœur, sur la bonne, sur l’école. C’est bien simple, la famille est une machine à faire jouer à l’autre LE MAUVAIS RÔLE. Le rôle de celui qui a créé le manque, le trou, l’absence, de celui qui a provoqué ce déficit d’amour qui a fait de moi une sale petite misère entourée de peau : « Mais, c’est ta mère, mon vieux, qui te protégeait trop ! Mais c’est ton père, idiote que tu vénérais comme un dieu ! Mais c’est ton oncle, qui te regardait par en-dessous ! » Et aussi le rôle de celui qui a été trop aimé à votre place, de celui qui a trop aimé l’autre au lieu de vous, de celle qui a trop aimé son mari plutôt que ses enfants, trop ses enfants plutôt que son mari. Au secours ! Et surtout n’allez pas croire que ça s’arrange avec le temps. Non ! Je crois que c’est encore Lacan qui l’a dit : « l’inconscient ignore le temps ». Et si mes parents ressuscitaient, après les effusions d’usage, nous ne mettrions pas bien longtemps à reprendre la scène conflictuelle que nous avons jouée si souvent. Partant de ce que Lacan a appelé le complexe d’intrusion et de ce principe du mauvais rôle, nous nous sommes dits : et si pour une raison x, une famille en pleine décomposition choisissait un étranger pour lui faire jouer le mauvais rôle ? Ou plutôt tous les mauvais rôles. Si elle essayait d’expulser magiquement tous les fantômes qui la pourrissent de l’intérieur, les frustrations, les non-dits, les mensonges ? Cela pourrait être un joli point de départ pour une comédie.

Crédits photos

© Nicolas Robin - France 3