Baptêmes du feu 

Résumé

Grand a tout juste 20 ans. Il a rejoint depuis quelques mois les sapeurs-pompiers de Lille. A la caserne du Colombier, il a trouvé une vraie famille parmi ces hommes qui partagent des valeurs rares chez les civils : solidarité, courage, compassion… Mais voilà qu’un beau matin, le capitaine leur annonce que leur caserne a été choisie comme site pilote pour l’opération de féminisation du corps des sapeurs-pompiers. Il sera désormais remplacé par le capitaine Nathalie Métrono… Le ciel leur tombe sur la tête !
Métrono n’est pas encore arrivée que déjà la fronde gagne la caserne…

Fiche technique

GenreComédie Durée90'
RéalisationPhilippe VENAULT ScénarioPhilippe DUSSAU, d’après le roman « Le 18 » de Ludovic ROUBAUDI
Musique originale ProductionLa Boîte à Images - Mathilde MUFFANG / Be-FILMS
DiffuseurFrance 2, RTBF, TSR, TV5MONDE Distributeur internationalFilm & Picture
CastingFrançis RENAUD (Malavoie), Stanislas CRÉVILLEN (Grand), Marie VERNALDE (Capitaine Métrono), Kamel BELGHAZI (Ben Saïd), Diouc KOMA (Alex) avec la participation de Micky SEBASTIAN, Ann-Gisel GLASS, et Nanou GARCIA
Équipe techniqueDirecteur de la photographie / cadreur : Yves LAFAYE
Chef Opérateur du son : Olivier de NESLE
Chef monteur : Véronique BRUQUE
Directrice de casting : Hélène BERNARDIN
Chef décorateur : Jimmy VANSTEENKISTE
Chef costumière : Alexandra CHARLES
Directeur de production : Didier LANGLADE

Distinctions

Sélectionné en compétition officielle au FESTIVAL DE LUCHON 2008

Mention COUP DE COEUR de la SACD

Projeté en ouverture du FESTIVAL DU FILM DE COLMAR 2008

 

Extraits

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Revue de presse

« Servi par de très bons comédiens (…) ce téléfilm proche parfois du docu-fiction sonne vrai.  »

TELE 7 JOURS  -  11 / 10 / 2008

« Un téléfilm original et caustique »

TELE Z  -  11 / 10 / 2008

« Une fiction réussie aux personnages attachants et aux histoires crédibles (…) Sans esbroufe ni pathos, cette fiction aborde avec efficacité des sujets fort sérieux. Les acteurs sont impeccables, en particulier Marie Vernalde, d’une sobriété et d’une justesse étonnantes »

TV HEBDO  -  12 / 10 / 2010

Note d'intention de la productrice

J'ai ouvert le roman de Ludovic Roubaudi « Le 18 » par hasard, et je n'ai pas pu le lâcher pour deux qualités essentielles. Derrière une apparente légèreté se cache une véritable justesse de situations et de personnages, qui vous attachent et vous émeuvent l'air de rien… Aussi et surtout parce que ce roman m'a fait par moments rire aux larmes... Baptêmes du feu parle de notre société avec humour et tendresse, d'une identité masculine et féminine qui se cherchent, des rapports parfois chaotiques entre les hommes et les femmes, et plus particulièrement de la place de ces dernières, de leur rapport à l'autorité et de la perception qu'en ont les hommes. Encore aujourd'hui, les préjugés sont vivaces !… et la saine énergie avec laquelle l'auteur leur tord le cou m'a parue particulièrement pertinente. Ce qui pourrait sembler paradoxal, mais qui fait justement la grande force du livre, c'est que cette charge en règle contre le machisme vient précisément de ceux qui incarnent pour beaucoup la quintessence de la virilité : les pompiers ! Bien plus efficace qu'un long discours militant, Baptêmes du feu dézingue avec drôlerie la bêtise et les préjugés sexistes. Enfin, dans une société qui a érigé l'individualisme comme ultime valeur, Baptêmes du feu raconte une histoire d'amitié, de cohésion et de solidarité, sans lesquelles chacun se retrouve démuni, voire en danger… Baptêmes du feu est aussi un hommage à ces hommes hors du commun.

Note d'intention du réalisateur

Le 15, c’est le SAMU, le 17, c’est la POLICE ; mais le 18, c’est « LES POMPIERS ». Une originalité sémantique. C’est le seul numéro qui, derrière une fonction d’urgence, désigne des gens. Des gens comme vous et moi. Sauf qu’ils risquent leur vie pour le citoyen lambda au travers d’actions héroïques souvent, dérisoires parfois, banales presque toujours. Donc, des gens qu’on appelle « pompiers » ; disons Malavoie, Grand, Alex …. Les jours s’égrènent entre des serpents qu’on extrait des toilettes, des baignoires qui fuient, des chats égarés, des appartements qui flambent et des morts en pagaille. Heureusement, il y a le sexe… plus ou moins heureux, plus ou moins maladroit… Le roman de Ludovic Roubaudi parle d’eux. De leur engagement, de leur jeunesse, de leurs réactions et de leur comportement. De leurs peurs et de leurs désirs. C’est la singularité du livre. Ecrit à la première personne, il fait l’état des lieux des sentiments d’un jeune sapeur. Il raconte de manière crue, brutale, l’irruption d’un personnage féminin dans un univers d’hommes, habitués à avoir comme seul miroir, eux-mêmes. Entre feu et flamme, entre désir et refus, ils doivent apprendre, non pas un nouvel ordre des choses, mais une nouvelle manière de l’appréhender, jusqu'à l’acceptation, jusqu’au renoncement consenti. Sans pour autant renoncer à la vie, aux hasards qu’on précipite, aux situations qu’on apprivoise, au sexe… L’irruption d’une femme, dans ce milieu idéalement marqué du sceau masculin, ne va pas sans quelques entorses. C’est même là où le roman échappe à la bienséance convenue. Ils ont vingt ans et ils ont tout à apprendre. Quand il s’agit d’un film, cet embarras, ces interrogations et ces actions sont de pures évocations littéraires. Sans les acteurs, sans leur confiance, sans leur talent à rendre palpables des sentiments et rendre crédibles des personnages, une réalisation n’est rien. La vivacité du propos, l’énergie de ces jeunes gens doit rester au centre du film. Les acteurs. Encore et toujours. Leur travail est immense. Le mien est de les guider et de leur faire prendre leur juste place dans le puzzle. Le reste n’est que de la technique. Elle se glisse aisément dans leur pas. La plus légère possible. Baptêmes du feu, au-delà de la mythologie virile, renvoie donc sèchement, par le biais de la comédie, aux jugements hâtifs, aux déclarations erronées et aux attitudes toutes faites. L’humour est obligatoire. De la légèreté sans mièvrerie et du « cru » sans vulgarité. Plus facile à dire qu’à faire dira t’on…

Crédits photos

© Aurélien Faidy - E.PP / Gilles Schrempp - France 2