État de Manque 

Résumé

Elsa, Safia et Amandine travaillent toutes les trois à La Providence Universelle, une compagnie d'assurance située à La Défense.Toutes les trois sont en état de manque, au bord des larmes, et de la crise de nerfs… L'une a cessé de boire, l'autre a arrêté de fumer, et la dernière, s'est mise à la diète. Pour se remonter le moral, elles partent ensemble une semaine en thalasso, et là, elles découvrent avec effarement que si elles en sont là, c'est à cause d'un homme... LE MÊME HOMME !. Alors, les trois femmes décident de rentrer à Paris et d'avoir la peau de ce salopard : lundi, la fête commence à La Défense !

Fiche technique

GenreComédie Durée90'
RéalisationClaude d’ANNA ScénarioLaure BONIN et Claude d’ANNA
Musique originaleMusique originale François BERNHEIM – Arrangements Thierry DENEUVILLE ProductionLa Boîte à Images - Mathilde MUFFANG / Be-FILMS
DiffuseurFrance 2, RTBF, TV5MONDE Distributeur internationalFilm & Picture
CastingEva MAZAURIC (Amandine), Anne CHARRIER (Elsa) Samira LACHHAB (Safia), Bruno SALOMONE (Aurélien Rinauro), et Diane DASSIGNY (Allison)
Équipe techniqueDirecteur de la photographie : Dominique BRABANT
Cadreur : Franck SECHAN
Chef opérateur du son : Philippe RICHARD
Chef monteur: Maguelone POUGET
Directrice de casting : Marie-Claude SCHWARTZ
Chef décorateur: François CHAUVAUD
Chef costumière: Adrienne GHENASSIA
Directeur de production: Didier LANGLADE

Extraits

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Revue de presse

« Le plaisir n’en est que plus grand grâce à la qualité de l’interprétation mais aussi des dialogues (…) qui regorgent de bons mots mais en évitent l’excès »

LE MONDE TV & RADIO  -  19 / 01 / 2009

« Dans ce téléfilm, les héroïnes sont pétillantes et attachantes »

LE NOUVEL OBS TELE  -  15 / 01 / 2009

« Servie par une interprétation savoureuse et un scénario intelligent, cette fiction se révèle attachante »

TELE 7 JOURS  -  21 / 01 / 2009

« Le ton est léger, les dialogues mordants, et l’abattage des actrices nous font passer un bon moment »

VSD  -  14 / 01 / 2009

Note d'intention de la productrice

Dans un contexte ambiant qui privilégie souvent les héroïnes de télévision aux multiples vertus censées incarner la femme moderne parfaite, il est très tentant de faire une place aux femmes « normales »... Dans notre société qui prône la maîtrise de soi et l'équilibre, tout en permettant paradoxalement un accès assez facile à toute sortes de "drogues" plus ou moins licites et plus ou moins dures pour lutter contre le stress ou les désillusions de la vies, qui d'entre nous ne s'est pas trouvé un jour dans la situation de se dire : "demain j'arrête..." ou "j’attaque un régime" ? État de manque propose de revisiter l'idéal féminin en donnant à voir des héroïnes de fiction qui ne sont pas des anges mais juste "normalement" névrosées. Ni plus ni moins que les autres, des filles banales, aux prises avec la gent masculine, qui elle aussi n'est pas en reste dans cette comédie. État de manque veut ainsi explorer le pouvoir de séduction des hommes, et bien sûr la faiblesse des femmes pour les séducteurs. État de manque va donc emprunter les voies de la vengeance amoureuse et montrer que le salaud n'est pas forcément celui qu'on croit, puisque la belle solidarité initiale de nos trois héroïnes volera en éclats au contact des réalités... Sans autre ambition apparente que de nous divertir État de manque va dresser un portrait tour à tour cruel et tendre des rapports amoureux dans l’entreprise aujourd'hui.

Note d'intention du réalisateur

Qu’est-ce que le manque ? Ce trou dans l’âme, cette brûlure du cœur, cet insupportable appel d’air, ce sentiment brutal et soudain d’être parfaitement «incomplet» ? D’où vient donc cette impression de ne plus être abouti ? D’une intoxication ? Je suis intoxiqué par l’amour de ma mère, par l’amour d’un homme ou d’une femme, il ou elle est indispensable à mon équilibre biologique et affectif. D’un seul coup, catastrophe, ma drogue vient à manquer. Je deviens un puzzle dont il manque une pièce. Alors, soit la pièce est atypique, impossible à retrouver, à copier et je vais en chercher une autre, approximative, pour la faire entrer de force dans mon puzzle, soit au contraire je connais cette pièce, je sais exactement comment elle est faite, ses creux et ses bosses, j’y ai accès et immédiatement je la remplace : la nouvelle cigarette remplace l’ancienne, trouve sa juste place entre mes doigts et sa fumée dans mes poumons. Notre cerveau, qui est une merveilleuse machine à nous simplifier la vie, va donc s’employer à fabriquer des pièces de rechanges plus faciles à reproduire, à dupliquer : le tabac, l’alcool, le goût du sucré, la fièvre de consommer. Autrement dit, je révise mes standards, je troque mon besoin d’absolu contre des besoins plus abordables, des besoins d’entrée de gamme. C’est ainsi que nous vieillissons. De perte en perte, de frustration en frustration, nous devenons la somme de tous nos manques et nous avons l’aspect d’un puzzle mal foutu où un nombre incalculable de mauvaises pièces est venu remplacer les bonnes. Pratiquement, nos trois personnages : Amandine, Safia et Elsa, ont perdu une pièce importante de leur puzzle affectif. Nuance capitale - et c’est là que l’étude peut devenir intéressante - il s’agit de la même pièce. En effet elles découvrent avec stupeur qu’elles ont été abandonnées par le même homme (un fichu Don Juan de la tour où elles travaillent). Pourtant leur cerveau n’a pas confectionné la même pièce de rechange, puisque l’une fume, l’autre boit et la dernière mange. Partant de cette situation, nous avons imaginé de construire une comédie contemporaine sur le travail du manque et une analyse des comportements en chaîne qu’il induit. Notre société capitaliste, que l’on appelle société de consommation, pourrait aussi s’appeler société du manque. Car le thème peut aussi se retourner : quelle pièce manquante notre Don Juan cherche-t-il à remplacer dans son propre puzzle, avec toutes ces filles qu’il collectionne et qu’il rejette parce qu’elles ne correspondent pas à la figure perdue ? Et si cette maudite pièce égarée était pour tout le monde la même : la Pièce Universelle, comme il existe des télécommandes universelles ? Mais ne soyons pas trop ambitieux…

Crédits photos

© Gilles Scarella - France 2